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Textes

Buber

Martin Buber (1878-1965), Le chemin de l’homme (Der Weg des Menschen : nach der chassidischen Lehre), Paris, Les Belles Lettres, 2015

Texte
« Rabbi Bounam avait coutume de raconter aux jeunes gens qui venaient chez lui pour la première fois l’histoire l’Eisik fils de Yékel de Cracovie. Après de longues années de la pire misère, qui n’avaient cependant point entamé sa confiance en Dieu, celui-ci reçut en rêve l’ordre de se rendre à Prague pour chercher un trésor sous le pont qui mène au palais royal.

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Buber

Martin Buber (1878-1965), Le chemin de l’homme (Der Weg des Menschen : nach der chassidischen Lehre), Paris, Les Belles Lettres, 2015

Présentation
Dans Le chemin de l’homme, Martin Buber nous a raconté l’histoire d’Eisik de Cracovie. A la suite d’un rêve, celui-ci va chercher jusqu’à la lointaine ville de Prague un trésor enfoui en réalité dans le foyer de sa propre maison. Le foyer symbolise notre propre centre spirituel. C’est notre conscience la plus profonde qui est « foyer », c’est-à-dire ce lieu intérieur d’où émanent chaleur et lumière – force et intelligence, puissance vitale et direction spirituelle. A la suite du conte, Martin Buber propose l’interprétation suivante.

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Castaneda

Carlos Castaneda, L’herbe du diable et la petite fumée, Paris, Christian Bourgois Editeur, 1984, p. 151

Texte
« Je m’accrochais aux choses comme un enfant à des bonbons. Or l’herbe du diable n’est qu’un chemin parmi un million d’autres. N’importe quoi n’est qu’un chemin parmi des quantités de chemins (un camino entre cantidades de caminos). Il convient donc de ne pas perdre de vue qu’un chemin n’est après tout qu’un chemin ; si l’on a l’impression de ne pas devoir le suivre, inutile d’insister. Mais pour parvenir à une telle clarté il faut mener une vie bien réglée. Ce n’est qu’alors que l’on comprend qu’un chemin n’est qu’un chemin, et qu’il n’y a rien de mal ni pour soi ni pour les autres à le quitter, si c’est ce que votre cœur vous dit de faire. Mais cette décision de rester sur le chemin ou de le quitter doit être libre de toute peur ou de toute ambition. Je vous en avertis.

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Chodkiewiecz & ‘Abd el-Kader

‘Abd el-Kader, Écrits spirituels, trad. Michel Chodkiewiecz, Paris, Éditions du Seuil, 1982

Présentation
Michel Chodkiewiecz, spécialiste français du soufisme (l’école initiatique et mystique de l’islam), écrit le texte qui suit en introduction à sa traduction des Écrits spirituels de l’émir Abd el-Kader.

Texte
« Comme il n’est pas de lieu où Dieu ne soit, il n’est pas d’état où la sainteté n’ait sa place. Anachorètes ou gyrovagues [ermites ou moines errants], princes qui se retirent au désert, marchands qui, leur boutique abandonnée, s’en vont mendier le long des routes, les vocations ne manquent pas, en Islam, qui prennent leur élan dans le refus et s’accomplissent dans l’exil. Mais la perfection n’est pas dans ces ruptures. Les meilleurs restent là où ils sont car « Il est avec vous où que vous soyez » (Coran, 57:4).

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Comte-Sponville

André Comte-Sponville, Petit traité des grandes vertus, « L’amour », Paris, PUF, 1995

Présentation
Né à Paris en 1952, André Comte-Sponville est un philosophe et écrivain français. Normalien et agrégé, il a soutenu en 1983 une thèse de doctorat intitulée Éléments pour une sagesse matérialiste.

Texte
« L’amour ne se commande pas, et ne saurait en conséquence être  un devoir (…) Le devoir est une tristesse, alors que l’amour est une spontanéité joyeuse. Ce que l’on fait par contrainte, écrit Kant, on ne le fait pas par amour » (Doctrine de la vertu, Introduction, XII, c).

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Dalaï-Lama

Dalaï-Lama, L’art de la compassion, Paris, Robert Laffont, 2002, p. 73-74

Texte
« Si nous souhaitons véritablement accroître notre compassion (…) un tel but mérite que l’on s’y consacre de tout son cœur. Si nous trouvons un moment, chaque jour, pour nous asseoir et nous livrer à la contemplation, c’est très bien. Comme je l’ai indiqué, le petit matin se prête particulièrement à cet exercice, car notre esprit est plus clair (…) Durant ces séances, travaillons par exemple à développer l’empathie et l’intimité avec autrui, réfléchissons sur le sort difficile et misérable de nos semblables.

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Darqawî

Sheikh Al-‘Arabî Al-Darqawî (m. 1823, Maroc), Lettres d’un maître soufi, Milan, Archè, 1978, chap. 45, p. 137-138

Texte
« Enfin, mes frères, je vous recommande vivement – et « la religion, c’est le conseil sincère »[parole du prophète Mohammed] – de ne pas délaisser le souvenir (dhikr) de votre Seigneur [le dhikr est la pratique de la concentration exclusive sur ce que la Bhagavad-Gîtâ vient d’appeler la Réalité suprême, à laquelle l’islam donne le nom Allâh], ainsi qu’Il vous l’a ordonné, « debout, assis ou couchés sur vos flancs » (Coran, IV, 104) et en tout état, car nous n’avons besoin que de cela, nous, vous et tout homme, quel qu’il soit.

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Del Vasto

Lanza del Vasto, Principes et préceptes du retour à l’évidence

Texte
« L’amour, l’amour, hérisse-toi contre l’indécence de ce mot.
Ne parle pas d’amour à tout propos, n’en discute pas d’un ton de compétence, garde-toi des sublimes abandons poétiques au sujet de l’amour, de peur d’entrer de plain-pied dans l’obscène. Sache que tu ne sais pas aimer et reste au moins pudique. Comment aimerais-tu quelque autre si tu ne sais t’aimer toi-même ? Comment t’aimerais-tu toi-même, qui ne t’es jamais rencontré, ni vu, qui ne sais attacher ton regard sur toi et sur la nudité de ton essence pendant cinq minutes seulement ?

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